| Résumé: |
L’archange saint Michel a été, depuis les
origines du christianisme, l’objet d’un culte vivant
dont témoignent à la fois les nombreux sanctuaires
qui lui sont dédiés et la richesse de ses représentations
iconographiques. La dévotion envers l’archange, apparue
très tôt en Orient, s’est répandue rapidement
en Occident à partir du Vème siècle, en suscitant
la fondation de grands sanctuaires comme ceux du Mont Gargan en
Italie du Sud, du Mont Tombe en Normandie et de la Sacra di Val
di Susa en Piémont. Les pèlerins y venaient nombreux
pour solliciter l’aide et la protection de celui qu’ils
considéraient comme le Messager du Très Haut et un
dignitaire de la Cour céleste.
De nombreuses études ont déjà fait l’inventaire
des représentations iconographiques, dont la variété
se manifeste autant dans la statuaire et la peinture que dans l’enluminure
et le vitrail: saint Michel est le plus souvent représenté,
conformément à la tradition biblique, soit comme un
prince de la Cour céleste en tenue d’apparat, soit
comme l’Ange qui conduit les âmes au Jugement dernier,
soit comme le combattant céleste qui terrasse le Dragon et
les ennemis du Bien.
Organisé à l'occasion du XIIIème centenaire
de la fondation du premier sanctuaire dédié à
saint Michel sur le Mont Tombe en Normandie (708-2008), ce colloque
international, qui se tiendra à Cerisy et au Mont Saint-Michel,
prendra en compte non seulement l’iconographie traditionnelle
de l’archange et du Mont, mais également les images
qui se dégagent de la lecture des textes liturgiques, historiques
ou hagiographiques ainsi que de tous les autres documents qui s’y
réfèrent. L'on s’attachera à rechercher
les raisons qui ont conduit les artistes à proposer des représentations
nouvelles de l’archange et du Mont et à montrer comment
celles-ci ont évolué sous l’influence des changements
intervenus dans l’idéologie des pouvoirs, la sensibilité
des fidèles et les attentes de la société.
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