| Résumé: |
La Méditerranée est terre de rencontres et d’histoire.
Peuples, cultures et civilisations s’y sont affrontés,
succédés, mélangés. Nulle part au monde,
une histoire aussi longue n’a autant marqué les villes,
laissé des traces physiques aussi nombreuses dans l’architecture,
dans les « formes urbaines ». Nulle part au monde l’histoire
ne s’est autant stratifiée dans cette forme particulière
de la vie humaine que sont les villes, à travers leurs monuments,
leurs architectures ordinaires, leur morphologie.
Malgré la diversité des formes urbaines, les villes
de la Méditerranée ont une atmosphère particulière
et des traits qui leur donnent une identité commune. La mer
a été, depuis des millénaires, lieu de contacts
et d’échanges : par les ports de la Méditerranée
vont et viennent les marchandises, les idées, les techniques.
Avec l’arrivée de la société industrielle
et les bouleversements qui ont fait suite, toutes ces villes se
sont vues confrontées à une croissance rapide souvent
mal maîtrisée, conséquence d’un exode
rural précipité.
Du coup, les noyaux urbains primitifs, riches d’un patrimoine
architectural et urbain ont dû faire face à des problèmes
redoutables: fallait-il faire table rase au profit d’un urbanisme
totalement novateur ? Et sinon, comment éviter leur déclin
économique et social, leur « ghettoïsation »
? Comment maintenir des populations et des activités diversifiées
? Moderniser sans dénaturer ?
Partout à un moment ou à un autre ces questions
se sont posées et partout des politiques de réhabilitation
architecturale et urbaine ont vu peu ou prou le jour. Par ailleurs,
cette région du monde est particulièrement vulnérable
car sujette à de fréquents risques naturels ou industriels
ce qui représente, pour le patrimoine urbain, un enjeu majeur.
Les objectifs:
Le séminaire prévoit de réunir des représentants
de haut niveau des villes du sud et du nord du bassin méditerranéen.?15
villes ont été choisies pour présenter les
problématiques locales auxquelles elles doivent faire face:
- Alep (Syrie),
- Alger (Algérie),
- Amman (Jordanie),
- Arles (France),
- Evora (Portugal),
- Fez (Maroc),
- Gênes (Italie),
- Ghardaïa (Algérie),
- Perpignan (France),
- Pézenas (France),
- Séville (Espagne),
- Tel-Aviv (Israël),
- Tunis (Tunisie),
- Ubeda (Espagne),
- La Valette (Malte).
Pour préparer ces interventions, un groupe d’étudiants
de l’université Paris IV-Sorbonne, a réalisé
une étude de cas d’une dizaine de pages sur différentes
villes représentatives de la Méditerranée.
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