Le IVe Colloque annuel d’Ename vise à enrichir ce
débat international en cours grâce à la présentation
de contributions innovatrices des administrateurs du patrimoine,
économistes culturels, archéologues, historiens, éducateurs
et spécialistes des politiques culturelles – ainsi
que des professionnels du patrimoine immatériel traditionnel
– autour des trois sujets du programme suivants :
Sujet 1. Définir les limites entre tangible et intangible
Le patrimoine immatériel n’est-il qu’une nouvelle
catégorie dans les branches du patrimoine ? Ou bien représente-t-il
une toute nouvelle approche qui doit intégrer de manière
efficace des objets exposés, des sites protégés,
des traditions vivantes et de la mémoire collective ? À
l’aide d’exemples et d’études de cas nous
voudrions étudier les modalités d’identification
des dimensions tangibles du patrimoine immatériel ; les dimensions
immatérielles du patrimoine matériel ; et la complexité
de leur interrelation. Le concept de patrimoine culturel intangible,
n’est-il qu’un concept de classification, ou peut-être
appartient-il à une qualité interprétative
tout à fait différente ?
Sujet 2. Le défi : sauvegarder ou faciliter ?
La convention de l’UNESCO définit le patrimoine culturel
intangible comme étant transmis de génération
en génération, et reconstruit constamment par les
communautés et les groupes en réponse à leur
environnement, leur interaction avec la nature et leur histoire.
A la lumière de cette définition dynamique, en quelle
mesure pouvons-nous capturer ou sauvegarder les expressions essentielles
du patrimoine culturel intangible, lorsqu’elles se développent
nécessairement et constamment ? Ce défi exige-t-il
autant de considération dans le cadre de la participation
publique dans le patrimoine que des expressions spécifiques
ou des sites ? Quels projets ou programmes innovateurs pour sauver
ces différences ont-ils eu du succès ?
Sujet 3. A qui appartient le patrimoine immatériel
?
Les structures traditionnelles de l’administration du patrimoine
sont souvent axées sur l’échelle nationale.
Cela est vrai dans le cas des deux conventions de l’UNESCO
(Patrimoine mondial 1972 et ICH 2003), où les Etats Parties
sont les voix critiques. Mais, si le patrimoine culturel intangible
est-il une expression de l’identité de la communauté
à tous niveaux, qu’en est-il des expressions locales
ou régionales de la culture et de l’identité
qui peuvent vraiment entrer en conflit ou en tension avec l’Etat
? Quel est le rôle des rituels traditionnels, les formes de
l’art et les arts dans les vies politiques, économiques,
sociales et culturelles des individus et des communautés
qui les conservent ?
La date limite pour l’envoi des résumés pour
les présentations de posters, articles courts (10 minutes)
et articles de recherche (20 minutes) sur les trois sujets du colloque
a été ajournée au 7
janvier 2008.
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