| Cette 4ème édition de Gorée Diaspora Festival
avait un caractère spécial tout d’abord par le
thème « Cahier d’un retour aux sources de la diaspora
» constituant un hommage à Aimé Césaire
et ensuite parce qu’elle coïncidait avec le 30ème
anniversaire du classement de l’Ile de Gorée sur la Liste
du patrimoine mondial de l’humanité.
Les participants ont pu écouter des témoignages émouvants
et redécouvrir la vie et l’oeuvre d’Aimé
Césaire, chantre de la négritude. Une Conférence-débat
sur le thème : « Gorée : 30 ans de classement
sur la Liste du patrimoine mondial de l’humanité :
quel bilan, quelles perspectives ? » était organisée
sous la présidence de M. Amadou Maktar M’BOW, ancien
Directeur Général de l’UNESCO et témoin
privilégié du classement de l’île de Gorée
en 1978.
Le Festival était surtout une célébration
de Gorée. L’Ile de Gorée est, en effet, l’un
des premiers sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de
l’Humanité en 1978, il y a trente ans par l’UNESCO.
Elle représente pour la Communauté internationale
un héritage commun d’une « valeur universelle
exceptionnelle ». Des milliers de touristes : personnalités
et anonymes vont à Gorée et beaucoup y retournent.
Cette inscription sur le liste du Patrimoine a consacré
la reconnaissance du devoir de mémoire à l’égard
d’une des pages les plus douloureuses de l’histoire
de l’Humanité : la traite négrière.
Elle entraînait des droits et des devoirs : devoir et obligation
de veiller en premier lieu à la sauvegarde et à la
conservation du bien culturel, afin de le transmettre dans les meilleures
conditions possibles aux générations futures. Aussi
est-ce conscient de ce rôle que le Gouvernement du Sénégal,
la Communauté internationale, avec différents partenaires
bilatéraux et multilatéraux apportent depuis 1978
leur soutien à la sauvegarde de ce site. Des contributions
financières ont été versées. Des actions
directes ont également été enregistrées
sous forme de financement de projets de restauration, des études.
Lors des festivités du 30e anniversaire, M. Christian NDOMBI,
Représentant la Directrice du BREDA a lancé un appel
pour que les mesures urgentes en matière de promotion, de
réhabilitation, de restauration physique et environnementale
soient prises. Il faut notamment impulser une nouvelle dynamique
de sauvegarde et de promotion de l’île de Gorée.
Des signalétiques sont indispensables.
La formation des guides est nécessaire. Un itinéraire
touristique dont l’aboutissement serait, par exemple, La Maison
des esclaves permettrait sans doute aux touristes de mieux visiter
l’île. Gorée pourrait alors mieux vivre du tourisme
et s’épanouir.
L’île de Gorée est un centre historique vivant
dont la sauvegarde et la promotion doivent être pensées
et menées dans une dynamique qui intègre et concilie
les deux composantes essentielles que sont d’une part, le
patrimoine historique et architectural, et d’autre part, la
communauté qui y vit, l’anime et perpétue les
traditions goréennes dont elle est dépositaire.
Il est important, a souligné M. NDOMBI, que les associations
et la population de Gorée travaillent davantage dans un cadre
participatif à toutes les initiatives et projets concernant
l’Ile puisqu’elles sont les acteurs et les bénéficiaires
du développement économique, culturel et social.
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